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Actualités et évolutions de la législation sociale

đŸ‘¶ CongĂ© supplĂ©mentaire de naissance : ce qu’il faut savoir en paie

Thématique : Actualités sociales et évolutions législatives impactant la gestion de la paie

Le congé supplémentaire de naissance est une nouveauté importante à intégrer en paie et en gestion RH.

Il s’ajoute aux congĂ©s dĂ©jĂ  existants : congĂ© maternitĂ©, congĂ© paternitĂ© et d’accueil de l’enfant, ou congĂ© d’adoption.

Il ne les remplace pas.

L’objectif est de permettre aux parents de bĂ©nĂ©ficier d’un temps supplĂ©mentaire indemnisĂ© aprĂšs l’arrivĂ©e d’un enfant.

Pour l’entreprise, ce congĂ© doit ĂȘtre anticipĂ©, car il a des consĂ©quences directes sur :

✅ la gestion des absences ;

✅ le bulletin de paie ;

✅ la suspension du contrat ;

✅ l’indemnisation ;

✅ la DSN ;

✅ les droits du salariĂ© ;

✅ l’organisation du service.

Le bon réflexe paie est simple : ne pas confondre ce nouveau congé avec le congé de naissance de 3 jours, le congé paternité, le congé maternité ou le congé parental.

Ce sont des dispositifs différents.

📌 De quoi parle-t-on ?

Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau congé ouvert aux parents à compter du 1er juillet 2026.

Il permet au salariĂ© de prendre un congĂ© indemnisĂ© d’un ou deux mois aprĂšs la naissance ou l’adoption d’un enfant.

Il est ouvert Ă  chaque parent.

Cela signifie que chaque parent dispose de son propre droit.

Les parents peuvent le prendre :

âžĄïž en mĂȘme temps ;

âžĄïž ou l’un aprĂšs l’autre ;

âžĄïž en une seule pĂ©riode ;

âžĄïž ou, si le congĂ© dure deux mois, en deux pĂ©riodes d’un mois.

Ce congĂ© doit donc ĂȘtre suivi prĂ©cisĂ©ment en paie.

⚠ À ne pas confondre avec les autres congĂ©s

Le congé supplémentaire de naissance ne remplace pas les congés existants.

Il s’ajoute aux autres dispositifs.

Il ne faut pas le confondre avec :

❌ le congĂ© de naissance de 3 jours ;

❌ le congĂ© maternitĂ© ;

❌ le congĂ© paternitĂ© et d’accueil de l’enfant ;

❌ le congĂ© d’adoption ;

❌ le congĂ© parental d’éducation ;

❌ une absence autorisĂ©e non rĂ©munĂ©rĂ©e ;

❌ un congĂ© conventionnel.

Chaque congé a ses propres rÚgles.

En paie, le mauvais code absence peut entraßner une erreur sur le bulletin ou dans les déclarations.

📅 À partir de quand s’applique-t-il ?

Le congé supplémentaire de naissance est applicable à compter du 1er juillet 2026.

Il concerne les parents d’un enfant nĂ© ou adoptĂ© Ă  compter du 1er janvier 2026, sous conditions.

Pour les enfants nĂ©s ou arrivĂ©s au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congĂ© peut ĂȘtre pris Ă  compter du 1er juillet 2026.

Dans ce cas, le délai de 9 mois commence à courir à partir du 1er juillet 2026.

đŸ‘šâ€đŸ‘©â€đŸ‘§ Qui peut en bĂ©nĂ©ficier ?

Le congĂ© supplĂ©mentaire de naissance concerne les parents salariĂ©s remplissant les conditions d’ouverture des droits aux indemnitĂ©s journaliĂšres.

Il peut concerner :

✅ la mùre ;

✅ le pùre ;

✅ le conjoint ou la conjointe de la mùre ;

✅ le partenaire de Pacs ;

✅ le concubin ou la concubine ;

✅ les parents adoptants.

Ce droit est personnel.

Il ne peut pas ĂȘtre transfĂ©rĂ© d’un parent Ă  l’autre.

Si un parent ne prend pas son congĂ©, l’autre parent ne rĂ©cupĂšre pas automatiquement ce droit.

⏳ Quelle est la durĂ©e du congĂ© ?

Le salarié peut choisir entre :

âžĄïž 1 mois ;

âžĄïž ou 2 mois.

S’il choisit 2 mois, le congĂ© peut ĂȘtre pris :

✅ en une seule fois ;

✅ ou en deux pĂ©riodes d’un mois.

Il ne s’agit donc pas d’un congĂ© Ă  poser librement par journĂ©es isolĂ©es.

En paie, il faut bien distinguer ce congĂ© des congĂ©s payĂ©s, des RTT ou d’une absence classique.

📆 Dans quel dĂ©lai doit-il ĂȘtre pris ?

Le congĂ© supplĂ©mentaire de naissance doit ĂȘtre pris dans un dĂ©lai maximal de 9 mois suivant la naissance ou l’arrivĂ©e de l’enfant au foyer en cas d’adoption.

Il intervient aprĂšs le congĂ© maternitĂ©, le congĂ© paternitĂ© et d’accueil de l’enfant ou le congĂ© d’adoption.

Il vient donc compléter les congés familiaux existants.

Il ne vient pas les remplacer.

Exemple

Un salarié prend son congé paternité aprÚs la naissance de son enfant.

Une fois ce congĂ© terminĂ©, il peut demander Ă  prendre un congĂ© supplĂ©mentaire de naissance d’un mois ou deux mois, dans le dĂ©lai prĂ©vu.

✉ Le salariĂ© doit-il prĂ©venir l’employeur ?

Oui.

Le salarié doit informer son employeur avant le début du congé.

Le dĂ©lai de prĂ©venance est en principe d’un mois.

Le salarié doit préciser :

✅ la date de dĂ©but du congĂ© ;

✅ la durĂ©e demandĂ©e ;

✅ s’il prend 1 mois ou 2 mois ;

✅ en cas de 2 mois, s’il souhaite fractionner en deux pĂ©riodes d’un mois.

Le dĂ©lai est rĂ©duit Ă  15 jours lorsque le congĂ© supplĂ©mentaire de naissance suit immĂ©diatement un congĂ© paternitĂ© et d’accueil de l’enfant ou un congĂ© d’adoption.

En pratique, il faut demander un écrit.

Cela permet de sécuriser la preuve, le planning et le traitement paie.

❓ L’employeur peut-il refuser ?

Non, l’accord de l’employeur n’est pas requis lorsque les conditions sont remplies.

L’employeur ne choisit pas librement d’accepter ou de refuser.

En revanche, il doit vérifier :

✅ que la demande est Ă©crite ;

✅ que le dĂ©lai de prĂ©venance est respectĂ© ;

✅ que la pĂ©riode demandĂ©e entre dans le dĂ©lai prĂ©vu ;

✅ que la durĂ©e demandĂ©e est correcte ;

✅ que le congĂ© suit bien les congĂ©s familiaux dĂ©jĂ  existants lorsque c’est nĂ©cessaire.

L’employeur doit ensuite organiser l’absence et faire les dĂ©marches dĂ©claratives.

đŸ§Ÿ Quel impact sur le contrat de travail ?

Le congé supplémentaire de naissance suspend le contrat de travail.

Le salarié ne travaille pas pendant cette période.

Mais le contrat n’est pas rompu.

Le salarié reste dans les effectifs.

En paie/RH, il faut suivre :

✅ l’absence ;

✅ l’anciennetĂ© ;

✅ les droits du salariĂ© ;

✅ la mutuelle ;

✅ la prĂ©voyance ;

✅ les compteurs ;

✅ la reprise du salariĂ©.

Il ne faut donc pas traiter ce congĂ© comme une sortie de l’entreprise.

đŸ’¶ Comment le salariĂ© est-il indemnisĂ© ?

Le salarié est indemnisé par la Sécurité sociale, sous conditions.

L’indemnisation correspond à :

âžĄïž 70 % du salaire plafonnĂ© le 1er mois ;

âžĄïž 60 % du salaire plafonnĂ© le 2e mois.

Le salaire retenu est plafonné.

Cela signifie qu’un salariĂ© dont la rĂ©munĂ©ration dĂ©passe le plafond peut percevoir une indemnisation infĂ©rieure Ă  son salaire habituel.

L’employeur ne maintient pas automatiquement le salaire à 100 %.

Il faut vĂ©rifier s’il existe :

✅ une disposition conventionnelle ;

✅ un accord d’entreprise ;

✅ un usage ;

✅ une dĂ©cision employeur ;

✅ une rùgle de maintien de salaire ;

✅ une subrogation.

Sans rÚgle plus favorable, le salarié perçoit les indemnités de la Sécurité sociale.

🧼 Exemple paie : congĂ© d’un mois

Un salarié prend un mois de congé supplémentaire de naissance.

Son contrat est suspendu pendant cette période.

En paie, il faut traiter une absence.

Si aucun maintien de salaire n’est prĂ©vu, l’entreprise ne verse pas le salaire habituel pour cette pĂ©riode.

Le salariĂ© perçoit l’indemnisation de la SĂ©curitĂ© sociale si les conditions sont remplies.

Le bulletin doit donc ĂȘtre cohĂ©rent avec :

âžĄïž l’absence ;

âžĄïž l’éventuel maintien ;

âžĄïž les indemnitĂ©s ;

âžĄïž la subrogation si elle existe ;

âžĄïž la DSN.

🧼 Exemple paie : congĂ© de deux mois

Un salarié choisit deux mois de congé supplémentaire de naissance.

Le 1er mois est indemnisé à 70 % du salaire plafonné.

Le 2e mois est indemnisé à 60 % du salaire plafonné.

Si l’entreprise ne prĂ©voit pas de maintien complĂ©mentaire, la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© peut baisser.

Il faut donc bien informer le salarié.

Ce congĂ© n’est pas automatiquement un congĂ© payĂ© Ă  100 % par l’employeur.

🏱 CĂŽtĂ© employeur : comment le dĂ©clarer simplement ?

CÎté employeur, il y a deux points importants :

✅ la dĂ©claration en DSN ;

✅ la transmission des Ă©lĂ©ments Ă  l’Assurance Maladie.

Le salariĂ© n’a pas de dĂ©marche Ă  faire directement auprĂšs de sa CPAM.

C’est l’employeur qui transmet les informations nĂ©cessaires.

1ïžâƒŁ RĂ©ceptionner la demande du salariĂ©

L’employeur doit d’abord recevoir la demande du salariĂ©.

Cette demande doit préciser :

âžĄïž la date de dĂ©but du congĂ© ;

âžĄïž la durĂ©e demandĂ©e ;

âžĄïž 1 mois ou 2 mois ;

âžĄïž le fractionnement Ă©ventuel.

Il faut conserver cette demande dans le dossier du salarié.

C’est une preuve utile en cas de contrîle ou de contestation.

2ïžâƒŁ RĂ©cupĂ©rer les justificatifs

L’employeur doit rĂ©cupĂ©rer les justificatifs utiles selon la situation.

Il peut s’agir notamment :

âžĄïž de l’acte de naissance ;

âžĄïž du livret de famille ;

âžĄïž d’un justificatif d’adoption ;

âžĄïž d’un justificatif du lien avec la mĂšre pour le conjoint, partenaire de Pacs ou concubin.

Ces Ă©lĂ©ments permettent de sĂ©curiser la demande et l’indemnisation.

3ïžâƒŁ DĂ©clarer le congĂ© en DSN

Le congĂ© supplĂ©mentaire de naissance doit ĂȘtre dĂ©clarĂ© en DSN.

Il se dĂ©clare comme un signalement arrĂȘt de travail avec le motif dĂ©diĂ© :

âžĄïž congĂ© supplĂ©mentaire de naissance.

En DSN, le motif prévu est :

âžĄïž S21.G00.60.001 = 20 – CongĂ© supplĂ©mentaire de naissance.

Le signalement doit ĂȘtre effectuĂ© dans les dĂ©lais prĂ©vus, notamment dans les 5 jours suivant le dĂ©but du congĂ©.

Si le congĂ© est fractionnĂ© en deux pĂ©riodes d’un mois, il faut dĂ©clarer chaque pĂ©riode.

En pratique :

✅ 1 congĂ© d’un mois = 1 signalement ;

✅ 2 pĂ©riodes d’un mois = 2 signalements.

4ïžâƒŁ Transmettre les Ă©lĂ©ments Ă  l’Assurance Maladie

En plus de la DSN, l’employeur doit transmettre les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  l’Assurance Maladie.

La transmission se fait via le compte entreprise / Net-entreprises, dans le service dédié à la gestion des indemnités journaliÚres.

Il faut déposer le formulaire prévu et les justificatifs nécessaires.

L’objectif est de permettre Ă  la CPAM de calculer et verser l’indemnisation du salariĂ©.

đŸ§© Peut-on cumuler avec d’autres prestations ?

Le congĂ© supplĂ©mentaire de naissance ne se cumule pas avec certaines prestations pendant la mĂȘme pĂ©riode.

Il ne peut notamment pas se cumuler avec :

❌ les indemnitĂ©s journaliĂšres maladie ;

❌ les indemnitĂ©s journaliĂšres accident du travail ou maladie professionnelle ;

❌ les allocations chîmage ;

❌ la PreParE pour la mĂȘme pĂ©riode ;

❌ certaines allocations familiales liĂ©es Ă  la prĂ©sence parentale ou au proche aidant.

En paie/RH, il faut ĂȘtre prudent si le salariĂ© est dĂ©jĂ  absent ou indemnisĂ© pour un autre motif.

✅ À retenir

Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau congé indemnisé applicable à compter du 1er juillet 2026.

Il s’ajoute aux congĂ©s existants et ne les remplace pas.

Il dure 1 ou 2 mois.

Il peut ĂȘtre fractionnĂ© en deux pĂ©riodes d’un mois si le salariĂ© choisit deux mois.

Il entraĂźne la suspension du contrat de travail.

Il est indemnisé par la Sécurité sociale à 70 % le 1er mois et 60 % le 2e mois, dans la limite du plafond applicable.

CÎté employeur, il faut :

📌 recevoir la demande du salariĂ© ;

📌 rĂ©cupĂ©rer les justificatifs ;

📌 dĂ©clarer le congĂ©

📌 transmettre les Ă©lĂ©ments Ă  l’Assurance Maladie ;

📌 traiter correctement l’absence sur le bulletin.

👉 Le bon rĂ©flexe paie/RH : ne pas le traiter comme un congĂ© payĂ© classique.

Il faut vérifier le droit du salarié, la période, la convention collective, le maintien éventuel, les IJ, la DSN et le bulletin.

Un bon paramĂ©trage Ă©vite les erreurs de salaire, les retards d’indemnisation et les corrections dĂ©claratives. đŸ‘¶đŸ§Ÿ

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