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Techniques et bonnes pratiques de la paie

🌮 CongĂ©s payĂ©s de vos salariĂ©s : combien devez-vous leur verser et comment Ă©viter les erreurs de paie ?

Thématique : Congés payés et paie : comprendre les droits et le traitement en bulletin de salaire

Les congĂ©s payĂ©s constituent un droit pour le salariĂ© et un sujet particuliĂšrement technique pour le gestionnaire de paie. Acquisition des jours, absences assimilĂ©es, dĂ©compte, comparaison entre le dixiĂšme et le maintien de salaire, maladie ou rupture du contrat : chaque Ă©tape doit ĂȘtre contrĂŽlĂ©e.

Une erreur peut affecter le compteur du salarié, le montant de son indemnité ou son solde de tout compte. Voici les rÚgles à connaßtre pour sécuriser le traitement des congés payés en paie.

Comment le salarié acquiert-il ses congés payés ?

Le salariĂ© acquiert 2,5 jours ouvrables de congĂ©s payĂ©s par mois de travail effectif chez le mĂȘme employeur, dans la limite de 30 jours ouvrables par pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence.

Dans une entreprise qui décompte les congés en jours ouvrés du lundi au vendredi, ce droit correspond généralement à 25 jours ouvrés par an.

Le salariĂ© acquiert ses congĂ©s dĂšs son embauche. Il peut donc utiliser les jours dĂ©jĂ  acquis sans attendre la fin de la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence, sous rĂ©serve des rĂšgles de prise des congĂ©s applicables dans l’entreprise.

📌 Ce droit bĂ©nĂ©ficie aux salariĂ©s en CDI comme en CDD, Ă  temps complet comme Ă  temps partiel.

La rĂšgle des 2,5 jours ouvrables par mois est fixĂ©e par l’article L. 3141-3 du Code du travail.

Quelle période de référence appliquer ?

La période de référence sert à déterminer les droits acquis par le salarié.

Une convention ou un accord collectif peut fixer son point de dĂ©part. À dĂ©faut de disposition diffĂ©rente, la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence dĂ©bute le 1er juin et s’achĂšve le 31 mai de l’annĂ©e suivante.

Certaines entreprises retiennent une pĂ©riode correspondant Ă  l’annĂ©e civile, du 1er janvier au 31 dĂ©cembre.

Des rĂšgles particuliĂšres s’appliquent dans les secteurs relevant d’une caisse de congĂ©s payĂ©s, notamment dans le bĂątiment et les travaux publics.

⚠ Avant tout contrĂŽle de compteur, le gestionnaire de paie doit vĂ©rifier la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence prĂ©vue par l’accord applicable et celle paramĂ©trĂ©e dans le logiciel.

Quelles absences permettent d’acquĂ©rir des congĂ©s ?

Certaines pĂ©riodes d’absence sont assimilĂ©es Ă  du travail effectif pour l’acquisition des congĂ©s payĂ©s.

Sont notamment concernées, dans les conditions prévues par le Code du travail :

  • les pĂ©riodes de congĂ©s payĂ©s ;
  • les congĂ©s de maternitĂ©, de paternitĂ© et d’accueil de l’enfant ou d’adoption ;
  • certaines contreparties obligatoires en repos ;
  • les arrĂȘts consĂ©cutifs Ă  un accident du travail ou Ă  une maladie professionnelle ;
  • les arrĂȘts pour maladie ou accident non professionnel.

Les droits acquis pendant un arrĂȘt varient selon son origine.

En cas de maladie ou d’accident non professionnel, le salariĂ© acquiert 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables acquis Ă  ce titre par pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence.

En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, la pĂ©riode d’arrĂȘt est assimilĂ©e Ă  du travail effectif. Le salariĂ© acquiert donc 2,5 jours ouvrables par mois, dans la limite globale de 30 jours ouvrables par pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence. L’ancienne limitation de l’assimilation Ă  une durĂ©e ininterrompue d’un an a Ă©tĂ© supprimĂ©e.

Ces rÚgles résultent des articles L. 3141-5 et L. 3141-5-1 du Code du travail.

📌 Une convention collective peut prĂ©voir un rĂ©gime plus favorable, notamment pour la maladie non professionnelle.

Comment arrondir les droits acquis ?

Lorsque le calcul des congĂ©s n’aboutit pas Ă  un nombre entier, la durĂ©e totale du congĂ© est portĂ©e au nombre entier immĂ©diatement supĂ©rieur.

🧼 Si le salariĂ© a acquis 17,2 jours ouvrables, son droit est arrondi Ă  18 jours ouvrables.

L’arrondi porte sur le droit total calculĂ©. Il ne convient pas d’arrondir systĂ©matiquement chaque acquisition mensuelle, au risque de crĂ©er artificiellement des droits supplĂ©mentaires.

💡 Le logiciel peut conserver les dĂ©cimales pendant la pĂ©riode d’acquisition, puis appliquer l’arrondi lĂ©gal lors de la dĂ©termination du droit total.

Comment décompter les congés pris ?

En jours ouvrables, le dĂ©compte commence au premier jour oĂč le salariĂ© aurait dĂ» travailler. Il se poursuit sur tous les jours ouvrables compris dans la pĂ©riode d’absence jusqu’à la veille de la reprise.

Les jours ouvrables correspondent Ă  tous les jours de la semaine, sauf le jour de repos hebdomadaire, gĂ©nĂ©ralement le dimanche, et les jours fĂ©riĂ©s habituellement chĂŽmĂ©s dans l’entreprise.

Un salarié travaillant du lundi au vendredi qui prend une semaine complÚte utilise donc normalement 6 jours ouvrables, du lundi au samedi.

Lorsque l’entreprise applique un dĂ©compte en jours ouvrĂ©s, seuls les jours habituellement travaillĂ©s dans l’entreprise sont retenus. Dans une organisation du lundi au vendredi, une semaine complĂšte reprĂ©sente gĂ©nĂ©ralement 5 jours ouvrĂ©s.

📌 Le dĂ©compte en jours ouvrĂ©s est admis uniquement s’il garantit au salariĂ© des droits au moins Ă©quivalents au rĂ©gime lĂ©gal en jours ouvrables.

Quelle rÚgle appliquer au salarié à temps partiel ?

Le salariĂ© Ă  temps partiel dispose de la mĂȘme durĂ©e de congĂ©s qu’un salariĂ© Ă  temps complet.

En cas de dĂ©compte en jours ouvrables, le premier jour dĂ©comptĂ© est celui oĂč le salariĂ© aurait dĂ» travailler. Les jours ouvrables suivants sont ensuite dĂ©comptĂ©s jusqu’à la veille de sa reprise, y compris ceux pendant lesquels il ne travaille habituellement pas.

🧼 Une salariĂ©e travaille le lundi, le mardi et le jeudi. Elle part en congĂ© aprĂšs sa journĂ©e du jeudi et reprend le jeudi suivant. Son premier jour de congĂ© est le lundi. Les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi sont dĂ©comptĂ©s, soit 6 jours ouvrables.

En jours ouvrĂ©s, il faut appliquer le calendrier ouvrĂ© retenu pour l’ensemble de l’entreprise, sans limiter automatiquement le dĂ©compte aux seuls jours prĂ©vus dans le contrat Ă  temps partiel.

La Cour de cassation a rappelĂ© que les jours ouvrables de congĂ©s des salariĂ©s Ă  temps partiel doivent ĂȘtre dĂ©comptĂ©s de la mĂȘme maniĂšre que ceux des salariĂ©s Ă  temps complet (Cass. soc., 10 septembre 2025).

Comment présenter les congés sur le bulletin de paie ?

Lorsqu’une pĂ©riode de congĂ© annuel est comprise dans la pĂ©riode de paie, le bulletin doit mentionner :

  • les dates des congĂ©s ;
  • le montant de l’indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s correspondante.

Cette obligation rĂ©sulte de l’article R. 3243-1 du Code du travail.

En pratique, le bulletin fait souvent apparaĂźtre :

  • une retenue au titre de l’absence ;
  • une ligne d’indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s ;
  • les dates ou le nombre de jours concernĂ©s.

đŸ§Ÿ Exemple de prĂ©sentation :

Absence congés payés du 10 au 23 août Indemnité de congés payés correspondante

L’affichage des compteurs de congĂ©s acquis, pris et restant dus est recommandĂ© pour faciliter la comprĂ©hension du bulletin. Il ne constitue toutefois pas, en lui-mĂȘme, une mention lĂ©galement obligatoire du bulletin.

⚠ Un compteur affichĂ© sur le bulletin doit ĂȘtre cohĂ©rent avec les donnĂ©es conservĂ©es dans le logiciel de paie ou de gestion des temps.

Comment calculer l’indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s ?

Pendant ses congés, le salarié reçoit une indemnité de congés payés.

Son montant doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© en comparant :

  • la rĂšgle du dixiĂšme ;
  • la rĂšgle du maintien de salaire.

Le salarié doit percevoir le montant le plus favorable.

Cette rĂšgle est prĂ©vue par l’article L. 3141-24 du Code du travail.

Selon l’organisation de la paie, la comparaison peut ĂȘtre effectuĂ©e lors de chaque prise de congĂ©s, puis faire l’objet d’une rĂ©gularisation lorsque l’ensemble des donnĂ©es de la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence est connu.

📌 Le gestionnaire doit conserver les Ă©lĂ©ments permettant de justifier la mĂ©thode et le montant retenus.

Comment appliquer la rĂšgle du dixiĂšme ?

Selon la rĂšgle du dixiĂšme, l’indemnitĂ© correspondant Ă  la totalitĂ© du congĂ© annuel est Ă©gale Ă  10 % de la rĂ©munĂ©ration brute totale retenue pendant la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence.

L’assiette comprend notamment, selon leur nature et leurs modalitĂ©s de versement :

  • le salaire de base ;
  • les majorations pour heures supplĂ©mentaires ou travail de nuit ;
  • les commissions ;
  • certaines primes liĂ©es au travail du salariĂ© ;
  • les avantages en nature ;
  • l’indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente ;
  • la prime de prĂ©caritĂ© versĂ©e Ă  la fin d’un CDD.

Certaines sommes sont exclues, notamment :

  • les remboursements de frais professionnels ;
  • l’intĂ©ressement et la participation ;
  • les primes couvrant l’ensemble de l’annĂ©e, pĂ©riodes de travail et de congĂ©s confondues, lorsqu’une prise en compte conduirait Ă  les payer une seconde fois.

⚠ L’intitulĂ© de la prime ne suffit pas. Il faut examiner son objet, ses conditions d’attribution et la pĂ©riode qu’elle rĂ©munĂšre.

Quelle rĂ©munĂ©ration retenir pendant les arrĂȘts maladie ?

Pour calculer l’indemnitĂ© selon la rĂšgle du dixiĂšme, certaines pĂ©riodes d’absence doivent faire l’objet d’une rĂ©munĂ©ration reconstituĂ©e.

En cas de maladie ou d’accident non professionnel, la pĂ©riode ouvrant droit Ă  congĂ©s est prise en compte dans l’assiette du dixiĂšme Ă  hauteur de 80 % de la rĂ©munĂ©ration qui lui est associĂ©e.

En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, la rĂ©munĂ©ration est reconstituĂ©e selon l’horaire de travail de l’établissement, sans l’abattement de 20 % applicable Ă  la maladie non professionnelle.

📌 Cette rĂ©munĂ©ration reconstituĂ©e sert uniquement au calcul de l’indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s. Elle ne correspond pas nĂ©cessairement au salaire rĂ©ellement maintenu pendant l’arrĂȘt.

Comment appliquer le maintien de salaire ?

La mĂ©thode du maintien consiste Ă  verser au salariĂ© la rĂ©munĂ©ration qu’il aurait perçue s’il avait continuĂ© Ă  travailler pendant la pĂ©riode de congĂ©.

Le calcul est effectué en fonction :

  • du salaire applicable avant le congĂ© ;
  • de la durĂ©e du travail dans l’établissement ;
  • de l’horaire correspondant Ă  la pĂ©riode de congĂ© ;
  • des Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration que le salariĂ© aurait perçus s’il avait travaillĂ©.

Pour Ă©valuer le maintien, l’employeur peut notamment utiliser l’horaire rĂ©el du mois. Cette mĂ©thode est gĂ©nĂ©ralement la plus prĂ©cise.

La retenue d’absence et l’indemnitĂ© doivent ĂȘtre traitĂ©es de maniĂšre cohĂ©rente afin de ne pas crĂ©er artificiellement une perte ou un gain.

Exemple de comparaison entre les deux méthodes

🧼 Un salariĂ© perçoit 2 000 euros brut par mois, soit 24 000 euros sur la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence. Il prend deux semaines de congĂ©s, correspondant Ă  10 jours ouvrĂ©s, au cours d’un mois comportant 21 jours ouvrĂ©s.

Selon le maintien de salaire, calculĂ© sur l’horaire rĂ©el du mois :

2 000 × 10 Ă· 21 = 952,38 euros

Selon la rĂšgle du dixiĂšme, l’indemnitĂ© correspondant Ă  25 jours ouvrĂ©s est Ă©gale Ă  :

24 000 × 10 % = 2 400 euros

Pour 10 jours ouvrés :

2 400 × 10 Ă· 25 = 960 euros

La rĂšgle du dixiĂšme est plus favorable.

✅ Le salariĂ© doit percevoir une indemnitĂ© de 960 euros pour cette pĂ©riode de congĂ©s.

Cet exemple reprend la méthode présentée par Service-Public.fr, fiche vérifiée le 6 février 2026.

Les congés payés sont-ils soumis à cotisations ?

L’indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s a la nature d’un salaire.

Elle est donc, en principe, soumise :

  • aux cotisations et contributions sociales ;
  • Ă  la CSG et Ă  la CRDS ;
  • au prĂ©lĂšvement Ă  la source de l’impĂŽt sur le revenu.

Des modalitĂ©s particuliĂšres peuvent s’appliquer lorsque l’indemnitĂ© est versĂ©e par une caisse de congĂ©s payĂ©s.

Que se passe-t-il si le salarié tombe malade pendant ses congés ?

Depuis un arrĂȘt du 10 septembre 2025, la Cour de cassation reconnaĂźt au salariĂ© qui tombe malade pendant ses congĂ©s le droit de reporter les jours de congĂ© coĂŻncidant avec l’arrĂȘt de travail.

Ce report suppose que l’arrĂȘt maladie ait Ă©tĂ© prescrit et que le salariĂ© l’ait notifiĂ© Ă  l’employeur.

Les jours couverts par l’arrĂȘt doivent alors ĂȘtre retirĂ©s des congĂ©s consommĂ©s et recrĂ©ditĂ©s sur le compteur. La pĂ©riode concernĂ©e doit ĂȘtre traitĂ©e comme un arrĂȘt maladie, avec application des rĂšgles relatives :

  • aux indemnitĂ©s journaliĂšres de SĂ©curitĂ© sociale ;
  • au maintien de salaire lĂ©gal ou conventionnel ;
  • Ă  l’acquisition des congĂ©s pendant la maladie ;
  • au dĂ©lai de carence Ă©ventuellement applicable.

Cette solution rĂ©sulte de l’arrĂȘt de la Cour de cassation du 10 septembre 2025, n° 23-22.732.

⚠ Le gestionnaire doit corriger Ă  la fois la nature de l’absence, le compteur de congĂ©s et les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration du bulletin.

Comment gĂ©rer les congĂ©s non pris en raison d’une maladie ?

Lorsqu’un salariĂ© est dans l’impossibilitĂ© de prendre ses congĂ©s en raison d’une maladie ou d’un accident, il bĂ©nĂ©ficie en principe d’une pĂ©riode de report de 15 mois.

AprĂšs la reprise, l’employeur doit informer le salariĂ© :

  • du nombre de jours de congĂ© dont il dispose ;
  • de la date jusqu’à laquelle ces jours peuvent ĂȘtre pris.

Cette information doit ĂȘtre communiquĂ©e dans le mois suivant la reprise, par un moyen confĂ©rant une date certaine Ă  sa rĂ©ception. Elle peut notamment ĂȘtre transmise au moyen du bulletin de paie.

En principe, la période de report de 15 mois commence à la date à laquelle le salarié reçoit cette information.

Ces rÚgles sont prévues par les articles L. 3141-19-1 à L. 3141-19-3 du Code du travail.

Un accord d’entreprise, d’établissement ou de branche peut prĂ©voir une pĂ©riode de report supĂ©rieure.

📌 Des rĂšgles particuliĂšres dĂ©terminent le point de dĂ©part du dĂ©lai lorsque l’arrĂȘt couvre toute la pĂ©riode d’acquisition et se prolonge au-delĂ  de celle-ci. Ces situations doivent ĂȘtre traitĂ©es sĂ©parĂ©ment dans le paramĂ©trage du logiciel.

Que se passe-t-il Ă  la rupture du contrat ?

Lorsque le contrat prend fin avant que le salariĂ© ait pris tous ses congĂ©s, l’employeur doit lui verser une indemnitĂ© compensatrice de congĂ©s payĂ©s.

Cette indemnitĂ© est due quelle que soit l’origine de la rupture, notamment en cas de :

  • dĂ©mission ;
  • licenciement ;
  • rupture conventionnelle ;
  • fin de CDD ;
  • rupture de la pĂ©riode d’essai ;
  • dĂ©part ou mise Ă  la retraite.

Elle correspond aux droits acquis et non pris à la date de fin du contrat, y compris les droits reportés encore valables et, le cas échéant, les jours supplémentaires définitivement acquis.

Son calcul doit respecter les rÚgles du dixiÚme et du maintien de salaire, en retenant le résultat le plus favorable.

L’indemnitĂ© compensatrice est soumise aux cotisations sociales et au prĂ©lĂšvement Ă  la source dans les conditions applicables aux salaires.

⚠ Avant de clĂŽturer la paie, il faut vĂ©rifier sĂ©parĂ©ment les droits acquis sur la pĂ©riode prĂ©cĂ©dente, les droits en cours d’acquisition, les reports, les congĂ©s conventionnels et les Ă©ventuelles rĂ©gularisations liĂ©es Ă  la maladie.

Les contrĂŽles indispensables en paie

Avant de valider le bulletin, le gestionnaire doit vérifier :

  • la convention collective et les accords applicables ;
  • la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence ;
  • le dĂ©compte en jours ouvrables ou en jours ouvrĂ©s ;
  • les droits acquis pendant les absences ;
  • l’arrondi du droit total ;
  • le traitement des salariĂ©s Ă  temps partiel ;
  • l’assiette de la rĂšgle du dixiĂšme ;
  • la rĂ©munĂ©ration reconstituĂ©e pendant la maladie ;
  • le calcul du maintien de salaire ;
  • la comparaison entre les deux mĂ©thodes ;
  • les dates et le montant de l’indemnitĂ© figurant sur le bulletin ;
  • la cohĂ©rence du compteur aprĂšs traitement ;
  • les droits reportĂ©s en raison d’un arrĂȘt ;
  • les droits Ă  indemniser lors de la rupture.

💡 La conservation du dĂ©tail des calculs est essentielle pour justifier le bulletin en cas de contestation ou de contrĂŽle.

Ce qu’il faut retenir

Le salarié acquiert en principe 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables par période de référence.

Pendant une maladie non professionnelle, il acquiert 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours acquis Ă  ce titre. Pendant un arrĂȘt d’origine professionnelle, il acquiert ses droits au taux normal.

Lors de la prise des congĂ©s, l’employeur doit comparer la rĂšgle du dixiĂšme et le maintien de salaire, puis retenir le montant le plus favorable.

Le bulletin doit mentionner les dates des congĂ©s et le montant de l’indemnitĂ© correspondante.

Enfin, un arrĂȘt maladie prescrit et notifiĂ© pendant les congĂ©s permet dĂ©sormais de reporter les jours qui coĂŻncident avec l’arrĂȘt.

✅ Une paie sĂ©curisĂ©e repose sur un compteur exact, un dĂ©compte cohĂ©rent, une comparaison documentĂ©e des mĂ©thodes de calcul et une gestion rigoureuse des absences.

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