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Techniques et bonnes pratiques de la paie

🕘 Temps partiel : minimum de 24 heures, heures complĂ©mentaires et vigilance paie

Thématique : Comment choisir le bon contrat de travail pour vos salariés : conseils et réglementation

Le travail à temps partiel est trÚs fréquent dans les entreprises.

Il peut rĂ©pondre Ă  un besoin rĂ©el : poste Ă  volume rĂ©duit, organisation personnelle du salariĂ©, activitĂ© fluctuante, cumul d’emplois, reprise progressive, emploi Ă©tudiant, remplacement partiel ou adaptation Ă  l’activitĂ©.

Mais en paie, le temps partiel est un contrat Ă  surveiller de prĂšs.

Il ne suffit pas d’écrire “temps partiel” dans le contrat.

Il faut respecter une durée minimale, prévoir une répartition claire des horaires, contrÎler les heures complémentaires, appliquer les majorations, vérifier la convention collective et éviter de faire travailler le salarié comme un temps plein déguisé.

Un temps partiel mal rédigé ou mal suivi peut coûter cher : rappel de salaire, requalification à temps plein, régularisation de cotisations, DSN incorrecte, litige avec le salarié ou contrÎle URSSAF.

Le bon rĂ©flexe paie/RH est donc simple : un temps partiel doit ĂȘtre Ă©crit, justifiĂ©, suivi et cohĂ©rent avec la rĂ©alitĂ© du travail.

🔎 Le temps partiel, c’est quoi ?

Un salariĂ© est Ă  temps partiel lorsqu’il travaille moins que la durĂ©e lĂ©gale ou conventionnelle applicable dans l’entreprise.

Dans la plupart des entreprises, la durée de référence est de 35 heures par semaine.

Un salariĂ© Ă  24 heures, 28 heures, 30 heures ou 32 heures par semaine peut donc ĂȘtre Ă  temps partiel, Ă  condition que sa durĂ©e reste infĂ©rieure Ă  la durĂ©e d’un temps complet.

Le temps partiel peut ĂȘtre prĂ©vu dans un CDI ou dans un CDD.

Il peut ĂȘtre demandĂ© par l’employeur ou par le salariĂ©.

Mais dans tous les cas, il doit ĂȘtre formalisĂ©.

Le temps partiel n’est pas une organisation approximative.

C’est un rĂ©gime de travail encadrĂ©, avec des rĂšgles prĂ©cises.

📄 Le contrat Ă©crit est indispensable

Le contrat de travail Ă  temps partiel doit ĂȘtre Ă©crit.

C’est un point fondamental.

Le contrat doit notamment mentionner :

✅ la qualification du salariĂ© ;

✅ la rĂ©munĂ©ration ;

✅ la durĂ©e hebdomadaire ou mensuelle de travail prĂ©vue ;

✅ la rĂ©partition de la durĂ©e du travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois ;

✅ les limites dans lesquelles des heures complĂ©mentaires peuvent ĂȘtre effectuĂ©es ;

✅ les modalitĂ©s de communication des horaires ;

✅ les cas dans lesquels la rĂ©partition du travail peut ĂȘtre modifiĂ©e ;

✅ la nature des modifications possibles.

Tout avenant au contrat doit Ă©galement ĂȘtre Ă©crit.

Pourquoi est-ce si important ?

Parce qu’en l’absence d’écrit, le contrat peut ĂȘtre prĂ©sumĂ© conclu Ă  temps plein.

Et si le salariĂ© dĂ©montre qu’il devait se tenir constamment Ă  la disposition de l’employeur, le risque de requalification augmente fortement.

⚠ Le risque de requalification Ă  temps plein

Le risque principal du temps partiel, c’est la requalification à temps plein.

Ce risque existe notamment lorsque :

❌ le contrat n’est pas Ă©crit ;

❌ la durĂ©e de travail n’est pas clairement indiquĂ©e ;

❌ la rĂ©partition des horaires est absente ou trop floue ;

❌ le salariĂ© ne peut pas prĂ©voir son rythme de travail ;

❌ les horaires changent sans respect des dĂ©lais ;

❌ les heures complĂ©mentaires sont trop frĂ©quentes ;

❌ le salariĂ© travaille rĂ©guliĂšrement proche d’un temps complet ;

❌ les limites d’heures complĂ©mentaires sont dĂ©passĂ©es.

En cas de requalification, l’entreprise peut devoir payer un rappel de salaire sur la base d’un temps plein.

Cela peut représenter un coût important, surtout si la situation dure depuis plusieurs mois ou plusieurs années.

⏱ La durĂ©e minimale : le principe des 24 heures

Le salariĂ© Ă  temps partiel bĂ©nĂ©ficie d’une durĂ©e minimale de travail.

Cette durĂ©e minimale est d’abord fixĂ©e par la convention collective ou par un accord de branche Ă©tendu.

À dĂ©faut de dispositions conventionnelles, la durĂ©e minimale est de :

âžĄïž 24 heures par semaine ;

âžĄïž ou 104 heures par mois ;

âžĄïž ou l’équivalent lorsque la durĂ©e est rĂ©partie sur une pĂ©riode supĂ©rieure Ă  la semaine.

Cela signifie qu’un contrat à 10 heures, 12 heures ou 15 heures par semaine n’est pas automatiquement possible.

Avant de signer, il faut vérifier :

✅ la convention collective ;

✅ l’accord de branche ;

✅ les dĂ©rogations possibles ;

✅ la demande Ă©ventuelle du salariĂ© ;

✅ le motif de la durĂ©e infĂ©rieure Ă  24 heures.

📌 Exemple : contrat à 20 heures

Une entreprise souhaite embaucher un salarié à 20 heures par semaine.

Premier réflexe : vérifier la convention collective.

Si la convention collective prĂ©voit une durĂ©e minimale infĂ©rieure Ă  24 heures, le contrat peut ĂȘtre possible dans les conditions prĂ©vues.

Si la convention ne prévoit rien, il faut appliquer la durée minimale légale de 24 heures, sauf dérogation.

Si le salariĂ© demande lui-mĂȘme Ă  travailler 20 heures pour contraintes personnelles ou cumul d’activitĂ©s, la demande doit ĂȘtre Ă©crite et motivĂ©e.

En paie/RH, il faut conserver cette demande.

Sans justificatif, le contrat Ă  20 heures peut ĂȘtre fragile.

🔓 Les dĂ©rogations au minimum de 24 heures

Il existe des cas oĂč le salariĂ© peut travailler moins de 24 heures par semaine.

Les principales situations sont les suivantes :

✅ dispositions conventionnelles prĂ©voyant une durĂ©e infĂ©rieure ;

✅ CDD d’une durĂ©e maximale de 7 jours ;

✅ CDD de remplacement d’un salariĂ© absent ;

✅ contrat de travail temporaire pour remplacement d’un salariĂ© absent ;

✅ demande Ă©crite et motivĂ©e du salariĂ© pour contraintes personnelles ;

✅ demande Ă©crite et motivĂ©e du salariĂ© pour cumul d’activitĂ©s ;

✅ salariĂ© de moins de 26 ans poursuivant ses Ă©tudes ;

✅ certaines situations spĂ©cifiques prĂ©vues par les textes.

La dĂ©rogation doit ĂȘtre sĂ©curisĂ©e.

Il faut éviter de mettre tous les salariés à 12 heures ou 15 heures simplement par habitude.

Le minimum de 24 heures est la rÚgle de base, sauf exception réelle et documentée.

đŸ§Ÿ Le rĂŽle essentiel de la convention collective

La convention collective est incontournable en matiĂšre de temps partiel.

Elle peut prévoir :

✅ une durĂ©e minimale infĂ©rieure Ă  24 heures ;

✅ des modalitĂ©s particuliĂšres d’organisation ;

✅ des rùgles sur les horaires ;

✅ des dĂ©lais de prĂ©venance ;

✅ des majorations spĂ©cifiques ;

✅ un plafond d’heures complĂ©mentaires supĂ©rieur Ă  1/10e ;

✅ le recours aux complĂ©ments d’heures ;

✅ des contreparties particuliùres ;

✅ des rĂšgles propres Ă  certains mĂ©tiers ou secteurs.

C’est pourquoi il ne faut jamais traiter un temps partiel uniquement avec le Code du travail.

Le Code fixe un cadre.

La convention collective peut préciser, adapter ou améliorer certaines rÚgles.

En paie, la CCN doit toujours ĂȘtre vĂ©rifiĂ©e avant de crĂ©er le contrat et avant de paramĂ©trer les heures complĂ©mentaires.

➕ Les heures complĂ©mentaires : dĂ©finition

Les heures complémentaires sont les heures effectuées par un salarié à temps partiel au-delà de la durée prévue dans son contrat.

Il ne faut pas les confondre avec les heures supplémentaires.

Les heures supplémentaires concernent les salariés à temps plein qui dépassent la durée légale ou conventionnelle.

Les heures complémentaires concernent les salariés à temps partiel.

Exemple :

Un salarié a un contrat de 24 heures par semaine.

Une semaine, il travaille 26 heures.

Il a donc effectué 2 heures complémentaires.

Ces 2 heures doivent ĂȘtre payĂ©es avec la majoration applicable.

📏 La limite des heures complĂ©mentaires

Les heures complémentaires ne sont pas illimitées.

En principe, elles peuvent ĂȘtre effectuĂ©es dans la limite de 1/10e de la durĂ©e prĂ©vue au contrat.

Exemple :

Un salarié travaille 24 heures par semaine.

Limite de 1/10e :

âžĄïž 24 h × 10 % = 2,4 h.

Cela correspond Ă  2 heures et 24 minutes maximum d’heures complĂ©mentaires sur la semaine.

Le salariĂ© peut donc travailler jusqu’à 26 h 24 dans cette limite.

Mais la convention collective ou un accord de branche peut porter cette limite jusqu’à 1/3 de la durĂ©e prĂ©vue au contrat.

Exemple avec 24 heures :

âžĄïž 24 h × 1/3 = 8 h.

Le salariĂ© pourrait alors effectuer jusqu’à 8 heures complĂ©mentaires, si la convention le permet.

Il pourrait donc travailler jusqu’à 32 heures sur la semaine.

Mais attention : mĂȘme avec un accord, les heures complĂ©mentaires ne doivent jamais porter le salariĂ© au niveau d’un temps complet.

đŸš« Les heures complĂ©mentaires ne doivent jamais atteindre le temps plein

C’est une rùgle fondamentale.

Les heures complémentaires ne peuvent pas avoir pour effet de porter la durée du salarié à temps partiel au niveau de la durée légale ou conventionnelle du travail.

Autrement dit, un salarié à temps partiel ne doit pas atteindre 35 heures si la durée légale est applicable.

Il doit rester en dessous du temps complet.

Exemple

Un salarié est à 30 heures par semaine.

La limite de 1/10e est :

âžĄïž 30 h × 10 % = 3 h.

Il peut donc travailler jusqu’à 33 heures dans la limite lĂ©gale de base.

Si une convention collective permet d’aller jusqu’à 1/3, le calcul thĂ©orique donnerait :

âžĄïž 30 h × 1/3 = 10 h.

Mais il serait impossible de lui faire effectuer 10 heures complémentaires, car il atteindrait 40 heures.

MĂȘme avec un accord collectif, le salariĂ© Ă  temps partiel ne doit pas atteindre la durĂ©e d’un temps plein.

En pratique, il faut donc contrĂŽler Ă  la fois :

✅ la limite de 1/10e ou 1/3 ;

✅ et la limite du temps complet.

đŸ’¶ La majoration des heures complĂ©mentaires

Toute heure complĂ©mentaire doit ĂȘtre majorĂ©e.

À dĂ©faut de rĂšgle conventionnelle spĂ©cifique, les taux sont les suivants :

âžĄïž 10 % pour les heures complĂ©mentaires effectuĂ©es dans la limite de 1/10e de la durĂ©e prĂ©vue au contrat ;

âžĄïž 25 % pour les heures effectuĂ©es au-delĂ  de 1/10e, dans la limite de 1/3 lorsque cette limite est autorisĂ©e.

La convention collective peut prĂ©voir un taux diffĂ©rent, mais il ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  10 %.

En paie, il faut donc créer les bonnes rubriques :

đŸ§Ÿ heures complĂ©mentaires Ă  10 % ;

đŸ§Ÿ heures complĂ©mentaires Ă  25 % ;

đŸ§Ÿ Ă©ventuellement heures complĂ©mentaires selon taux conventionnel ;

đŸ§Ÿ contrĂŽle de la limite hebdomadaire ou mensuelle ;

đŸ§Ÿ contrĂŽle du temps complet.

🧼 Exemple paie : salariĂ© Ă  24 heures

Un salarié travaille 24 heures par semaine.

Son taux horaire est de 14 € brut.

Une semaine, il travaille 26 heures.

Il effectue donc 2 heures complémentaires.

Ces 2 heures sont dans la limite de 1/10e, car 1/10e de 24 heures = 2,4 heures.

Elles sont donc majorées à 10 %.

Calcul :

âžĄïž taux horaire : 14 € ;

âžĄïž majoration 10 % : 1,40 € ;

âžĄïž taux majorĂ© : 15,40 € ;

âžĄïž 2 heures × 15,40 € = 30,80 € brut.

Sur le bulletin, il est préférable de faire apparaßtre clairement :

âžĄïž salaire de base temps partiel ;

âžĄïž heures complĂ©mentaires 10 % ;

âžĄïž Ă©ventuellement heures complĂ©mentaires 25 % ;

âžĄïž total brut ;

âžĄïž cotisations ;

âžĄïž net Ă  payer.

🧼 Exemple paie : salariĂ© Ă  28 heures avec accord Ă  1/3

Un salarié travaille 28 heures par semaine.

Son taux horaire est de 13 € brut.

La convention collective autorise les heures complĂ©mentaires jusqu’à 1/3.

Limite de 1/10e :

âžĄïž 28 h × 10 % = 2,8 h.

Limite de 1/3 :

âžĄïž 28 h × 1/3 = 9,33 h.

Mais il faut aussi respecter la limite du temps complet.

Si la durée légale est de 35 heures, le salarié ne doit pas atteindre 35 heures.

Il ne pourra donc pas travailler 28 h + 9,33 h, car cela dépasserait 35 heures.

La vraie limite pratique sera inférieure à 7 heures complémentaires.

Si le salarié travaille 34 heures sur une semaine, il effectue :

âžĄïž 6 heures complĂ©mentaires.

Traitement paie :

âžĄïž 2,8 heures majorĂ©es Ă  10 % ;

âžĄïž 3,2 heures majorĂ©es Ă  25 %, sauf rĂšgle conventionnelle diffĂ©rente.

Calcul :

Heures Ă  10 % :

âžĄïž 2,8 h × 13 € × 1,10 = 40,04 €.

Heures Ă  25 % :

âžĄïž 3,2 h × 13 € × 1,25 = 52 €.

Total heures complémentaires :

âžĄïž 40,04 € + 52 € = 92,04 € brut.

Ce type de calcul doit ĂȘtre paramĂ©trĂ© avec prĂ©cision dans le logiciel de paie.

🧼 Exemple paie : salariĂ© mensualisĂ© Ă  104 heures

Un salarié est embauché à temps partiel pour 104 heures par mois.

Son taux horaire est de 12,50 € brut.

Salaire mensuel de base :

âžĄïž 104 h × 12,50 € = 1 300 € brut.

Le salarié effectue 8 heures complémentaires sur le mois.

Limite de 1/10e :

âžĄïž 104 h × 10 % = 10,4 h.

Les 8 heures sont donc dans la limite de 1/10e.

Elles sont majorées à 10 %.

Calcul :

âžĄïž taux horaire majorĂ© : 12,50 € × 1,10 = 13,75 € ;

âžĄïž 8 h × 13,75 € = 110 € brut.

Bulletin :

âžĄïž salaire de base : 1 300 € ;

âžĄïž heures complĂ©mentaires 10 % : 110 € ;

âžĄïž brut total : 1 410 €.

Ce bulletin est simple uniquement si les heures ont été correctement suivies.

❌ Le salariĂ© peut-il refuser les heures complĂ©mentaires ?

Oui, dans certains cas.

Le salariĂ© peut refuser d’effectuer des heures complĂ©mentaires :

✅ si elles dĂ©passent les limites prĂ©vues au contrat ;

✅ ou s’il est informĂ© moins de 3 jours avant la date prĂ©vue.

Dans ces cas, son refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.

En revanche, si les heures complĂ©mentaires sont prĂ©vues dans les limites du contrat et que le salariĂ© est informĂ© au moins 3 jours avant, son refus peut ĂȘtre fautif selon les circonstances.

En pratique, il faut éviter les demandes de derniÚre minute répétées.

Un temps partiel doit permettre au salariĂ© d’organiser sa vie personnelle ou Ă©ventuellement une autre activitĂ©.

📆 Les complĂ©ments d’heures : attention Ă  l’avenant

Certaines conventions collectives ou accords de branche Ă©tendus peuvent prĂ©voir le recours au complĂ©ment d’heures.

Le complĂ©ment d’heures permet d’augmenter temporairement la durĂ©e de travail prĂ©vue au contrat par avenant.

Ce n’est pas la mĂȘme chose que les heures complĂ©mentaires classiques.

Exemple :

Un salarié est à 24 heures par semaine.

L’entreprise a besoin de le faire passer temporairement à 30 heures pendant un mois.

Si la convention collective le permet, un avenant de complĂ©ment d’heures peut ĂȘtre signĂ©.

L’accord doit notamment prĂ©voir le nombre maximal d’avenants possibles.

Le Code du travail prĂ©voit une limite de 8 avenants par an et par salariĂ©, sauf cas de remplacement d’un salariĂ© absent nommĂ©ment dĂ©signĂ©.

En paie, il faut ĂȘtre trĂšs vigilant :

✅ avenant Ă©crit ;

✅ pĂ©riode concernĂ©e ;

✅ nouvelle durĂ©e temporaire ;

✅ majoration Ă©ventuelle prĂ©vue par la convention ;

✅ retour à l’horaire initial ;

✅ heures effectuĂ©es au-delĂ  de l’avenant.

Le complĂ©ment d’heures peut ĂȘtre trĂšs utile, mais il doit ĂȘtre prĂ©vu par la convention collective ou l’accord applicable.

Il ne s’improvise pas.

đŸ§Ÿ Temps partiel et bulletin de paie

Le bulletin d’un salariĂ© Ă  temps partiel doit ĂȘtre cohĂ©rent avec le contrat.

Il faut vérifier :

✅ la base mensuelle ;

✅ le taux horaire ;

✅ le salaire proratisĂ© ;

✅ les heures complĂ©mentaires ;

✅ les majorations ;

✅ les absences ;

✅ les congĂ©s payĂ©s ;

✅ les primes proratisĂ©es ou non selon leur nature ;

✅ la mutuelle ;

✅ la prĂ©voyance ;

✅ les frais professionnels ;

✅ le net social ;

✅ la DSN.

La rĂ©munĂ©ration du salariĂ© Ă  temps partiel est en principe proportionnelle Ă  celle d’un salariĂ© Ă  temps complet Ă  qualification Ă©gale, sauf rĂšgle plus favorable.

Attention aux primes.

Certaines primes peuvent ĂȘtre proratisĂ©es, d’autres non, selon la convention collective, l’accord ou la nature de la prime.

Il faut donc vérifier chaque élément.

đŸ§Ÿ Temps partiel et DSN

La DSN doit refléter correctement la situation du salarié.

Il faut notamment déclarer correctement :

✅ la quotitĂ© de travail ;

✅ la durĂ©e contractuelle ;

✅ la rĂ©munĂ©ration ;

✅ les heures complĂ©mentaires ;

✅ les absences ;

✅ les changements de durĂ©e ;

✅ les avenants ;

✅ les fins de contrat ;

✅ les bases de cotisations.

Une mauvaise quotité peut créer des erreurs de droits sociaux.

Elle peut aussi fausser certains calculs, notamment en matiĂšre d’effectif, d’exonĂ©rations, d’indemnisation ou d’attestation France Travail.

Le temps partiel doit donc ĂȘtre correctement paramĂ©trĂ© dĂšs l’embauche.

⚠ Les horaires doivent ĂȘtre lisibles

Le salarié à temps partiel doit pouvoir connaßtre son rythme de travail.

Le contrat doit indiquer la répartition de la durée du travail.

Exemple :

âžĄïž lundi : 8 h ;

âžĄïž mardi : 8 h ;

âžĄïž jeudi : 8 h.

Ou :

âžĄïž 24 heures par semaine rĂ©parties selon planning communiquĂ© dans les conditions prĂ©vues au contrat et par la convention.

Mais attention : plus l’organisation est variable, plus elle doit ĂȘtre encadrĂ©e.

Si le salarié reçoit ses horaires au dernier moment et doit rester disponible en permanence, le risque de requalification augmente.

đŸ§© Coupures dans la journĂ©e

À dĂ©faut d’accord applicable, l’horaire de travail d’un salariĂ© Ă  temps partiel ne peut pas comporter, au cours d’une mĂȘme journĂ©e, plus d’une interruption d’activitĂ© ou une interruption supĂ©rieure Ă  deux heures.

Ce point est important dans certains secteurs : commerce, nettoyage, aide Ă  domicile, restauration, services.

La convention collective peut prévoir des rÚgles spécifiques.

Il faut donc vĂ©rifier la CCN avant d’organiser des journĂ©es avec de grandes coupures.

Exemple Ă  risque :

âžĄïž 8 h Ă  10 h ;

âžĄïž puis 15 h Ă  18 h.

La coupure est longue.

Il faut vĂ©rifier si l’organisation est autorisĂ©e et si des contreparties sont prĂ©vues.

đŸ› ïž Les bons rĂ©flexes paie/RH

Avant de mettre en place un temps partiel, il faut :

✅ vĂ©rifier la convention collective ;

✅ contrĂŽler la durĂ©e minimale applicable ;

✅ respecter le minimum de 24 heures si aucune dĂ©rogation n’existe ;

✅ obtenir une demande Ă©crite et motivĂ©e du salariĂ© si la durĂ©e est infĂ©rieure ;

✅ rĂ©diger un contrat Ă©crit complet ;

✅ prĂ©voir la rĂ©partition des horaires ;

✅ fixer les limites d’heures complĂ©mentaires ;

✅ paramĂ©trer les majorations ;

✅ contrîler la limite du temps complet ;

✅ suivre les heures rĂ©ellement effectuĂ©es ;

✅ vĂ©rifier les primes ;

✅ paramĂ©trer correctement la DSN ;

✅ conserver les justificatifs.

🚹 Les erreurs frĂ©quentes

Les erreurs les plus courantes sont :

❌ faire un contrat oral ;

❌ oublier les mentions obligatoires ;

❌ prĂ©voir moins de 24 heures sans base valable ;

❌ ne pas conserver la demande Ă©crite du salariĂ© ;

❌ oublier la convention collective ;

❌ confondre heures complĂ©mentaires et heures supplĂ©mentaires ;

❌ ne pas majorer les heures complĂ©mentaires ;

❌ dĂ©passer la limite de 1/10e ou 1/3 ;

❌ faire atteindre 35 heures au salariĂ© ;

❌ utiliser les heures complĂ©mentaires tous les mois comme un temps plein dĂ©guisĂ© ;

❌ modifier les horaires sans respecter les rùgles ;

❌ oublier les complĂ©ments d’heures par avenant ;

❌ mal dĂ©clarer la quotitĂ© en DSN ;

❌ proratiser une prime sans vĂ©rifier la rĂšgle applicable.

✅ À retenir

Le temps partiel est un outil utile, mais trÚs encadré.

Il permet d’adapter la durĂ©e du travail au besoin rĂ©el de l’entreprise ou du salariĂ©.

Mais il impose une grande rigueur.

Le contrat doit ĂȘtre Ă©crit.

La durée minimale est en principe fixée par la convention collective ou, à défaut, par la rÚgle des 24 heures par semaine ou 104 heures par mois.

Une durée inférieure est possible uniquement dans certains cas, notamment par dérogation conventionnelle ou demande écrite et motivée du salarié.

Les heures complĂ©mentaires doivent ĂȘtre prĂ©vues, limitĂ©es et majorĂ©es.

Elles ne doivent jamais permettre d’atteindre un temps complet.

La convention collective doit toujours ĂȘtre vĂ©rifiĂ©e, car elle peut modifier la durĂ©e minimale, les limites, les majorations ou permettre les complĂ©ments d’heures.

👉 Le bon rĂ©flexe paie : ne jamais traiter un temps partiel comme un simple prorata de salaire.

Il faut contrÎler le contrat, les horaires, les heures complémentaires, les majorations, les primes, les absences et la DSN.

Un temps partiel bien suivi sĂ©curise l’entreprise.

Un temps partiel mal gĂ©rĂ© peut rapidement devenir un rappel de salaire ou une requalification Ă  temps plein. đŸ•˜đŸ§Ÿ

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